ou  Cedrus atlantica glauca


Ces arbres, remarquables en plantation isolée, ont été plantés de part et d'autre de la salle polyvalente pour diriger les regards vers l'entrée.

La différence de croissance entre les deux est due au fait que l'un des premiers arbres plantés avait été vandalisé. Il a donc été remplacé 5 ans plus tard.

Famille : Pinacées

Durée de vie moyenne : très grande longévité, certains disent qu'il peut atteindre 1000 ans !

Hauteur moyenne : 40 mètres

Feuillage : bleuté persistant

Floraison : jaune verdâtre au début du printemps

Fruits : cônes dréssés verts clair sur les sujets à partir d'une trentaine d 'années

Rusticité : arbre résistant au froid, à la pollution et aux parasites.

Expositon : préfère les situations ensoleillées

Sol : éviter les sols trop humides

Géolocalisation50.617006, 3.19374650.616837, 3.193951

Le cèdre de l'atlas, peu connu en Europe jusqu'au XIXe siècle, est un très bel arbre d'ornement qui peut atteindre des dimensions impressionnantes (jusqu'à 40m de haut pour 2m de diamètre en plaine).Arbre de légende, l’arbre sacré de l’Orient, le cèdre a accompagné les civilisations anciennes les plus prestigieuses pour son bois, sa résine, mais aussi les croyances des peuples antiques.

Son bois est considéré comme précieux et l'huile extraite de celui-ci est très aromatique. En effet, les Egyptiens l'utilisaient pour parfumer leur intérieur ou leurs habits mais aussi pour embaumer les momies. Chez les celtes, c'est la résine du cèdre qui permettait de conserver les têtes des personnages importants. On rapporte aussi que les riches propriétaires à Rome, faisaient construire leur bibliothèque en bois de cèdre, imputrescible et résistant aux vers.

Longtemps vénéré pour sa beauté, sa longévité, son port majestueux et puissant, sa résistance, habillé de neige en hiver et adapté à la sécheresse estivale, il continue de défier les siècles par sa résistance et sa présence dans les plus vieux écrits du monde.

Il y a 7000 ans, les sumériens se sédentarisent en Mésopotamie, entre le Tigre et l'Euphrate, et bâtissent des villes parfaitement organisées : Kish, Ur, Uruk. Pour codifier les rapports sociaux, ils inventent l'écriture cunéiforme, gravée sur des tablettes d'argile cuite au soleil qu'ils regroupent dans des bibliothèques royales, mines de renseignements pour les archéologues de notre époque.

L'épopée de Gilgamesh est un des plus anciens récits écrits du monde. En voici un extrait :

« Ils franchissent l'entrée et arrivent au cœur de la forêt. Séduits, ils regardent la montagne verte et admirent la beauté des cèdres. Ils suivent les pistes bien tracées que Houmbaba utilise.»

Ils contemplent la Montagne des Cèdres, demeure des dieux sanctuaire de la souveraine lshtar.

Autour d'eux, partout les cèdres se dressent leur ombre immense et leur senteur réjouissent le cœur.

Devant Shamash Gilgamesh les larmes aux yeux se prosterne, il implore son aide :

« Ô divin Shamash tu as promis à ma mère Ninsoun d'être près de moi. Ne m'abandonne pas ne t'éloigne pas de moi, entends mon appel. »

Gilgamesh prend sa hache et se met à couper un cèdre sa chute fait un bruit assourdissant.

Lorsque Houmbaba l'entend, il s'écrie furieux :

« Qui a pénétré dans la forêt et a porté la main sur les arbres qui poussent sur ma montagne ? Qui a coupé le cèdre ? »

Le dieu Shamash déchaîne alors les grands ouragans : le vent du nord et le vent du sud, le vent chaud et le vent de tempête, le cyclone et le tourbillon.

Houmbaba aveuglé ne peut plus bouger

les deux amis prennent la hache ils tirent le glaive du fourreau entourent Houmbaba qui s'écrie :

« Que la malédiction du dieu Enlil vous poursuive ! »

Les deux amis ignorent ces paroles et Enkidou dit :

« Houmbaba seul on ne peut vaincre mais deux ensemble le peuvent, l'amitié multiplie les forces une corde triple ne peut être coupée et deux jeunes lions sont plus forts que leur père. »