Un autre regard sur nos espaces verts avec l'application de la loi Labbé

Notre objectif : ne plus utiliser de produits phytopharmaceutiques et ne pas laisser une image visuelle d’abandon des espaces verts.

Depuis le 1er janvier 2017, l’usage des pesticides chimiques est interdit sur une grande partie des espaces ouverts au public. C’est une avancée importante pour la protection de la biodiversité et de la santé des populations.

La nature assure en effet d’innombrables services en faveur de la qualité de l’eau, la régénération des sols, la pollinisation des plantes (dont une grande part de notre alimentation dépend !) ou encore la qualité de l’air. Or les pesticides utilisés pour l’entretien de nos espaces verts, de la voirie, ou des jardins particuliers de plus de 20 millions de Français, impactent directement les écosystèmes. La préservation de la santé publique et de l’environnement est une priorité pour les collectivités territoriales. Comme nombre d’entre elles nous sommes mobilisés pour ne plus utiliser les pesticides sur nos espaces verts.

Sur tout le territoire de la commune, les plantations diversifiées garantissent un écosystème riche et permettent le développement naturel d’espèces animales, véritables alliées du jardin. Nous avons choisi d’utiliser des plantes vivaces qui nous assurent un fleurissement continu tout au long de l’année.

Nous allions l’utile à l’agréable en créant des massifs et des zones de fauchage tardif qui deviennent de véritables refuges pour de nombreuses espèces d’insectes, où prédateurs et proies s’autorégulent. C’est un premier pas vers la lutte biologique ainsi qu’un moyen de lutter contre le déclin de certaines espèces.

Cette démarche nous permet également de réaliser de substantielles économies tant sur l’aspect fleurissement que sur celui de l’arrosage.

Nous rappelons que pour ce qui concerne les citoyens que nous sommes l’usage des produits phytopharmaceutiques sera interdit au 01 janvier 2019.

En conclusion :

  • Acceptons la flore spontanée
  • Pratiquons la fauche tardive (même à la maison, tondons notre pelouse moins souvent ou préservons un coin nature)
  • Portons un autre regard sur les espaces verts de notre village
 

Dernière minute :

L’audit d’un an de pratiques par le cabinet Eco’logic réalisé le 12 juin est plus que prometteur …

Le niveau 1 sur 3 de charte d’entretien des espaces verts signée avec l’agence de l’eau a été atteint sans difficultés. Rappelons que l’objectif est d’atteindre le niveau 3 dans les 3 ans c’est-à-dire en 2020.

Ce niveau n’est pas atteint car il a été fait usage de 30 cl de produits phytosanitaires au cimetière.

A la question, que faut-il faire pour atteindre ce dernier niveau, voici ci-dessous la réponse du cabinet d’audit :

" Oui, la dernière marche du défi n'est pas la plus difficile à atteindre pour le niveau 3! Il faudra poursuivre les efforts de sensibilisation également, avec un enjeu autour des parcelles de jardin mises à disposition des habitants pour là aussi supprimer l'usage de produits phytosanitaires. Enfin, tout nouveau projet devra faire l'objet d'une réflexion autour de l'infiltration des eaux pluviales à la parcelle, et respecter la biodiversité présente...

Les efforts de tontes différenciées, de fleurissement par vivaces, sont vraiment à souligner... Il faut maintenant que les plantations au cimetière donnent progressivement l'effet attendu. 

Et ce n'est pas seulement par sympathie que je pense que Tressin est un exemple sur la mise en place de la démarche! D'où des labellisations "terre saine" ou "APIcité" qui pourraient être des vecteurs de communication et de reconnaissance de la démarche.... "

Un très bel encouragement et un grand merci aux agents du service technique pour leur implication dans cette démarche.

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