Pour revivre ce moment qui a eu lieu le 29 avril 2017 et prendre connaissance du discours du Maire

Cérémonie particulière ce 29 avril, en effet ... c'était la première sortie du drapeau des anciens combattants au nom de notre village.

Le discours du Maire

La journée nationale du souvenir et de la déportation est célébrée en mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Implanté en Pologne à partir de 1940, le camp d'Auschwitz est devenu rapidement le plus important et le plus vaste des complexes aménagés par les nazis dans le cadre de la « solution finale ».

A partir de 1942, Auschwitz-Birkenau a été la destination de très nombreux convois de déportés raciaux en majorité juifs, venant de toute l'Europe occupée.

C'est vers ce camp que furent dirigés 67 des 72 convois de déportés raciaux qui ont quitté la France pendant l'occupation allemande.

Mais ce camp a reçu également des déportés non raciaux, déportés politiques et résistants, classés Nart ount Nébeul (« Nuit et Brouillard »), c'est-à-dire destinés à disparaître « sans laisser de traces ».

Au total, 1 million de déportés sont morts dans ce camp.

En France, le gouvernement de Vichy n'a jamais eu pour objectif l'extermination des juifs, mais il n'en a pas moins été l'instrument efficace de la première étape du génocide.

Dès octobre 1940, avec la promulgation d'un statut des Juifs, la politique vichyste d'exclusion et de persécution, expression d'un antisémitisme et d'une xénophobie à la française, a défini, classé et isolé les Juifs résidant en France.

À partir de 1942, l'appareil d'Etat français, sous la direction de Pierre Laval, a apporté son concours à la mise en œuvre en France par les nazis de la « solution finale », en particulier lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver à Paris où, les 16 et 17 juillet 1942, la police française sous l'autorité de René Bousquet a arrêté 13 000 juifs « apatrides ».

Plus de 80% des Juifs déportés de France ont été arrêtés par la police française.

Le premier message que nous adressent les déportés, c’est de tout faire pour que rien de ce qui s’est produit ne soit oublié, pour que tout ne recommence plus.

Les commémorations ne sont pas là simplement pour évoquer le martyre, les peines et les douleurs. Commémorer, c’est également faire en sorte que les générations qui viennent, puissent être investies de ce message-là, du message des rescapés, du message que nous transmettons aujourd'hui.

En ces temps d’inquiétude et de menace pour l’avenir de notre société, il convient de dénoncer toutes les doctrines de haine, de racisme et toutes les violations des libertés fondamentales dont tout être humain doit pouvoir se prévaloir.

Notre hommage d’aujourd’hui n’aurait pas de sens si nous ne prenions pas l’engagement de poursuivre la lutte pour la liberté et la solidarité entre les peuples, conquêtes fragiles qu’il faut défendre sans faiblesse.

C’est l’éducation aux valeurs civilisatrices de paix et d’humanité, l’enseignement de la morale de l’engagement et du devoir civique à l’école qui constituent les plus belles promesses de liberté, d’égalité et de fraternité en France et dans le monde.

Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, au déchaînement de fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message des déportés est d’une brulante actualité.

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